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DENTIFRICE ET DIOXYDE DE TITANE : 5 QUESTIONS A ANNE DUX

Anne DUX, Directrice des affaires scientifiques et règlementaires de la FEBEA nous apporte des réponses sur le l’usage du dioxyde de titane dans les dentifrices. 

Le dioxyde de titane est-il présent sous forme nano dans les dentifrices ?

Le dioxyde de titane utilisé dans les dentifrices est un colorant blanc d’origine naturelle utilisé depuis très longtemps. C’est même le seul colorant blanc dont l’industrie cosmétique dispose. Le dioxyde de titane utilisé dans les dentifrices l’est pour ses propriétés opacifiantes. Il peut contenir une très faible proportion de particules de taille nanométrique, comme la plupart des poudres.

Il ne doit pas être confondu avec le dioxyde de titane nanométrique, qui est un filtre solaire transparent et qui est fabriqué volontairement à l’échelle nanométrique pour justement acquérir ces propriétés de filtre solaire.

Qu’il soit nanométrique ou non nanométrique, le dioxyde de titane a fait l’objet d’une évaluation stricte de sa sécurité, validée par un comité d’experts européens indépendants, réunis au sein du CSSC.

Le dioxyde de titane présente-t-il un risque sous forme de nanoparticules ?

Le risque identifié par les autorités sanitaires pour le dioxyde de titane concerne l’inhalation de cet ingrédient, ce qui est un risque commun à la plupart des poudres. C’est pourquoi cet ingrédient est interdit dans les produits inhalables en spray par mesure de précaution. En outre, le CSSC* a confirmé que les nanoparticules de dioxyde de titane évaluées, qui sont utilisées à une concentration de 25 % maximum en tant que filtre UV dans les écrans solaires, peuvent être considérées comme sûres pour l’homme après application sur une peau saine, intacte ou présentant des brûlures du soleil.

Ni l’agence européenne de l’alimentation, ni l’agence française, l’ANSES, n’ont remis en cause l’utilisation du dioxyde de titane, à la suite de la seule étude, réalisée sur un modèle particulier, qui pose la question d’un éventuel caractère cancérigène du dioxyde de titane par voie digestive. 

*CSSC : Comité Scientifique pour la Sécurité du Consommateur (organisme européen).

Pourquoi ne pas appliquer le principe de précaution face aux doutes qui planent sur l’innocuité des nanoparticules de dioxyde de titane en cosmétique ?

Le principe de précaution est entièrement satisfait dans le cas du dioxyde de titane. Les fabricants respectent les recommandations du CSSC qui recommande : 1- de ne pas dépasser une concentration de 25% de dioxyde de titane dans les produits cosmétiques, 2- de ne pas utiliser le dioxyde de titane sous forme nano dans des applications qui donneraient lieu à une exposition importante par inhalation, telles que les poudres ou les produits pulvérisables. 

Comment savoir si les produits cosmétiques que j’utilise contiennent du dioxyde de titane ?

Si les produits que vous utilisez contiennent du dioxyde de titane, le nom de l‘ingrédient doit apparaitre sous l’appellation "Titanium dioxide" ou "CI 77891".

Le consommateur doit-il être informé de l’utilisation de nanomatériaux dans un produit cosmétique ?

Oui. Le Règlement "Cosmétique" n°1223/2009 du 30 novembre 2009, introduit un système d’encadrement des nanomatériaux. Les fabricants doivent être transparents : l’emballage du produit doit porter la mention [nano] à côté du nom de l’ingrédient utilisé sous forme nanométrique, depuis le 11 juillet 2013.

L’industrie cosmétique est le premier secteur économique à s’être doté d’une réglementation spécifique sur les nanomatériaux.

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