C’est autour de cette conviction forte que s’est tenue la 4ᵉ édition de Beauty for Good, initiative lancée par le Groupe Marie Claire en partenariat avec la FEBEA et des marques cosmétiques engagées.
Tout au long de l’après-midi, chercheurs, associations, institutions et entreprises ont partagé une même certitude : l’impact ne se décrète pas, il se construit par l’action. Dans un contexte où les enjeux sociaux et environnementaux se complexifient, le secteur de la beauté a démontré qu’il pouvait — et devait — se mettre en mouvement, sans attendre des outils de mesure parfaits ou des stratégies figées.
LA BEAUTÉ, UN ACTEUR SOCIAL À PART ENTIÈRE
Dès l’ouverture, Cédrine Meier (Groupe Marie Claire) et Marie Audren (FEBEA) ont posé le cadre : trop souvent réduite à une industrie de l’apparence, la beauté est en réalité profondément humaine.
Des territoires aux consommateurs, des producteurs d’ingrédients aux publics les plus fragiles, elle agit au cœur des parcours de vie.
Un message repris tout au long des échanges : la beauté n’est pas accessoire — elle est fondamentale.
QUAND LE SOIN DEVIENT UN LEVIER DE DIGNITÉ ET D’ÉMANCIPATION
La première table ronde, consacrée à la beauté et à l’inclusion sociale, en a apporté la démonstration.
Pour Gisèle Dambuyant (Université Paris 13), la socio-esthétique ne relève pas du superflu :
« La beauté s’oppose à ce qui caractérise la vulnérabilité. C’est précisément pour cela qu’elle doit être mobilisée auprès des personnes en souffrance. »
À travers les ateliers d’onco-esthétique présentés par Guillaume Adam (Belle & Bien), le soin devient un moyen de reprendre la main sur son corps, de redevenir acteur de sa reconstruction. Un engagement que les marques accompagnent concrètement, par le mécénat, le don de produits ou le bénévolat de leurs collaborateurs.
Pour Sisley Paris, Margot Pabst a rappelé l’importance d’agir là où l’on se sent utile, notamment à travers des dispositifs comme le Salon Joséphine, dédié aux femmes en situation de précarité, ou des actions auprès de femmes victimes de violences.
Autant d’initiatives qui montrent que la beauté peut recréer du lien, de l’estime et de la confiance.
Mécénat : donner, c’est déjà soigner
Autre temps fort de l’événement : la table ronde dédiée au rôle des mécènes dans le soutien aux institutions de santé.
Pour Virginie Négri (Phoceo – Fonds de dotation de l’AP-HM),
« Donner, c’est une forme de soin. »
Qu’il s’agisse de soutenir la recherche, les soignants ou les patients — notamment en oncologie pédiatrique — le mécénat engage l’entreprise bien au-delà du financement.
Un engagement de long terme, fondé sur la cohérence des valeurs, qu’a également souligné Agnès Coste (Aroma-Zone), en insistant sur l’importance d’impliquer l’ensemble de la chaîne de valeur dans les projets soutenus par la marque.
PRÉSERVER LE VIVANT EN AGISSANT SANS ATTENDRE
Sur les enjeux environnementaux, le ton a été clair et sans détour.
David Buffault (Semeurs de Forêts) a rappelé l’urgence d’agir face à l’effondrement de la biodiversité, la France figurant parmi les pays les plus touchés.
Un constat partagé par Stéphanie Lumbers (FEBEA), pour qui :
« Préserver le vivant n’est pas un enjeu d’image, mais un enjeu stratégique. »
La cosmétique, fortement dépendante de la biodiversité, doit avancer malgré la complexité des méthodes de mesure.
Mieux vaut agir collectivement, expérimenter, soutenir des projets locaux et fédérer des coalitions, plutôt que rester immobile dans l’attente d’indicateurs parfaits.
Un message renforcé par Dominique Royet (Hyssop – The Good Group), qui a insisté sur la nécessité de simplifier les discours et de raconter des histoires concrètes pour embarquer les équipes comme les consommateurs.
Chez Kenzo Parfums, Armel Yver a illustré cette approche en montrant comment la marque, peut devenir un relais puissant pour valoriser des projets de terrain et associer le public à la préservation des écosystèmes.
FILIÈRES LOCALES ET ÉQUITABLES : CONSTRUIRE L’IMPACT DANS LA DURÉE
Enfin, les échanges consacrés aux filières locales et à la justice économique ont rappelé que l’impact se construit sur le temps long.
Sécuriser les ressources, rendre les métiers agricoles attractifs, renforcer l’autonomie des communautés et transmettre des modèles plus justes aux générations futures : tels sont les défis qu'ont abordés par Raphaëlle Archambeaud-Sicot (Groupe L’OCCITANE), Dania Blin (Yves Saint Laurent Beauté) et Muriel Buiatti (Interparfums).
Avec l’éclairage de Julie Stoll (Commerce Équitable France), ces échanges ont mis en lumière l’importance du collectif, de la transparence et de la juste rémunération pour bâtir des filières résilientes, de la terre au flacon.
FAIRE DE L’ENGAGEMENT UN MOUVEMENT COLLECTIF
Si une idée devait être retenue de cette édition de Beauty for Good, ce serait celle-ci : l’engagement est un mouvement collectif.
Chercheurs, associations, marques, territoires et consommateurs ont un rôle à jouer pour faire évoluer les modèles et permettre au secteur cosmétique d’exercer un impact social et environnemental positif.
En se mettant en mouvement, en soutenant des actions concrètes et en assumant sa responsabilité, la beauté confirme qu’elle peut être un levier puissant de représentation, d’inclusion et de transformation.
Merci aux équipes du Groupe Marie Claire, de la FEBEA, ainsi qu’à l’ensemble des intervenants et marques engagées, pour avoir contribué à faire rimer Beauté avec Responsabilité.