Economie
Accord de Turnberry : La FEBEA demande le retour à 0 % de droits de douane pour les cosmétiques français exportés vers les États-Unis
Les droits de douane vers les États-Unis continuent de représenter un choc majeur pour l’industrie cosmétique française.
Jusqu’en 2024, les cosmétiques français bénéficiaient d’un droit de douane historique de 0 % vers les États-Unis. Ces droits sont passés à 15 % durant l’été 2025, avant de redescendre à 10% depuis février 2026.
Depuis l’annonce des nouveaux droits de douane américains en 2025, les exportations françaises de cosmétiques vers les États-Unis connaissent un net ralentissement. Si les États- Unis demeurent le premier marché export de la cosmétique française, avec 2,35 milliards d’euros d’exportations en 2025, les ventes vers ce débouché stratégique ont reculé de 19 % sur un an.
Cette tendance s’est poursuivie au premier trimestre 2026, avec une nouvelle baisse de près de 20 % par rapport au premier trimestre 2025.
Au total, la baisse des exportations françaises de cosmétiques vers les États-Unis représenterait déjà près de 800 millions d’euros de pertes d’exportations : 541 millions d’euros en 2025, auxquels s’ajouteraient environ 250 millions d’euros estimés au premier semestre 2026.
« La FEBEA comprend l’importance de placer la relation commerciale entre l’Union européenne et les États-Unis dans un cadre contractuel stable. Mais cette stabilité ne peut pas se traduire par une hausse durable des droits de douane pour un secteur aussi exposé que la cosmétique française. Les signaux d’alerte sont déjà là : les États-Unis restent notre premier marché export, mais les exportations reculentfortement. Nous appelons donc les autorités françaises et européennes à se mobiliser pour obtenir le retour à 0 % de droits de douane pour les cosmétiques français exportés vers les États-Unis », déclare Emmanuel Guichard, délégué général de la FEBEA.