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LA FEBEA DÉNONCE LA MÉTHODOLOGIE APPROXIMATIVE DE L’ÉTUDE PUBLIÉE PAR 60 MILLIONS DE CONSOMMATEURS ET CONTESTE SES ACCUSATIONS

La Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA), qui représente les entreprises cosmétiques, souhaite réagir à l’étude publiée par 60 millions de consommateurs qui dénonce la présence de composants dits « toxiques » dans certains produits cosmétiques.
Pour le président de la FEBEA Patrick O’Quin : « Le débat sur la composition des produits est toujours légitime, en cosmétique comme pour tous les autres produits de consommation. En revanche, inquiéter le consommateur avec des indicateurs fourre-tout, forcément anxiogènes, n’est pas la bonne méthode ».
Et ce d’autant que le magazine qualifie de « toxiques » des produits à propos desquels il relève surtout des risques et des dangers avant tout hypothétiques et non documentés, comme en témoigne l’utilisation très fréquente du verbe « pouvoir » et d’autres formes conditionnelles comme « potentiellement », « suspectés », « parfois », sans que jamais cette probabilité soit clairement quantifiée et démontrée.
Le « CosmetoScore » conçu par le magazine mélange ainsi les impacts sur la santé et sur l’environnement (en donnant arbitrairement à chacun le poids respectif de 70% et 30%), met sur le même plan allergènes et substances potentiellement cancérigènes, et confond les mauvais usages (aérosols inflammables…) avec les propriétés des ingrédients.

LA FEBEA DÉNONCE UNE MÉTHODOLOGIE APPROXIMATIVE

S’agissant de la méthodologie utilisée, si elle parait plus complète que celle des applications de notation (avec notamment la prise en compte de la teneur de chaque ingrédient dans la formule et de son utilisation), elle se révèle toutefois souvent approximative. Les ingrédients sont indiqués « non mesurés », ce qui signifie que n’est pris en compte que l’ordre des ingrédients dans la liste INCI et non pas leur teneur réelle. Difficile de juger l’impact d’une substance dans ces conditions !
Par ailleurs, pour chaque produit, la notation n’est pas détaillée et ne permet pas de comprendre pourquoi un produit est mieux noté qu’un autre, ni quels ingrédients sont incriminés (par exemple, un allergène ne présente d’inconvénient que pour les personnes qui y sont allergiques et sa présence est toujours signalée dans la composition du produit dès que sa concentration dépasse 0,001% dans les produits non-rincés et 0,01% dans les produits rincés).
Enfin, s’agissant de l’utilisation du produit, il n’est pas précisé à quoi cette mention fait référence : s’agit-il d’évaluation de la pénétration dans la peau ? de la fréquence ou de la durée d’utilisation ? de la quantité de produits utilisée ? Nous ne le savons pas.
Or c’est bien l’ensemble de ces données qui sont prises en compte par les entreprises cosmétiques lorsqu’elles formulent un produit, comme le requiert le Règlement cosmétique, ou par les autorités lorsqu’elles décident d’interdire l’utilisation d’une substance.

LA RÉGLEMENTATION LA PLUS STRICTE AU MONDE

Pour ce qui concerne les ingrédients présentés comme « potentiellement dangereux », ou « pouvant présenter un risque » la FEBEA rappelle que tous les produits cosmétiques vendus en France respectent la réglementation cosmétique européenne, qui est la plus stricte au monde. L’ensemble des substances montrées du doigt par 60 millions de consommateurs sont donc autorisées par la réglementation, qui les réévalue régulièrement, a fortiori lorsque leur innocuité est potentiellement remise en cause. A cet égard, dans un souci de transparence la plus complète, la FEBEA a publié sur son site Internet une liste de plus de 25 000 ingrédients utilisés en cosmétiques, expliquant systématiquement à quoi ils servent et répondant aux éventuelles questions qui les concernent.
Par ailleurs, pour Patrick O’Quin, « les fabricants de produits cosmétiques ne se contentent pas de se conformer à la réglementation : ils réalisent aussi en permanence des efforts considérables de R&D pour développer des produits toujours mieux tolérés, plus efficaces et respectueux de l’environnement ».

DES ACCUSATIONS, SANS FONDEMENT, QUI SÈMENT LE DOUTE

Toutes ces accusations, dont le magazine 60 millions de consommateur a lui-même modéré la portée auprès de l’AFP en précisant qu’« en cas de risque avéré et immédiat pour la santé, on n’aurait pas ces produits sur le marché », tendent à inquiéter et faire douter le consommateur.
Rappelons aussi que l’industrie cosmétique n’a pas attendu les applications pour suivre scrupuleusement ou anticiper la réglementation. La réglementation européenne est drastique, les produits sont extrêmement contrôlés avant toute mise sur le marché. Il n’est mis sur le marché que ce qui est sûr pour la santé du consommateur, avec une évaluation faite dans des conditions normales d’utilisation. Il y a, en plus des obligations pour les fabricants, des autorités de santé comme l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), des contrôles de la DGGCRF, et des organismes d’évaluation indépendants comme le Comité Scientifique pour la sécurité du consommateur. Le CSSC réunit 15 experts indépendants chargés d’évaluer les substances cosmétiques avec pour mission : de confirmer la sécurité d’un ingrédient, de demander à réduire sa concentration maximale ou encore de demander son interdiction. Ces avis permettent à la Commission européenne et aux Etats membres de faire évoluer régulièrement la réglementation.
En conclusion, la FEBEA rappelle qu’il est essentiel de faire confiance à la réglementation, édictée et contrôlée par les autorités compétentes.

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