Economie

Plafonnement des promotions non-alimentaires « un impact pratiquement invisible sur l’inflation » selon une étude xerfi

Les fédérations représentant les fabricants de produits d’hygiène et entretien (FHER), de produits d’hygiène-beauté (FEBEA) et de produits d’hygiène à usage unique (GROUP’HYGIENE) révèlent une étude d’impact selon laquelle le plafonnement des promotions des produits non-alimentaires aurait « un impact pratiquement invisible » sur l’inflation.

La mesure adoptée par le Sénat en commission le 8 février, qui consiste à appliquer aux produits non-alimentaires vendus en grandes et moyennes surfaces le même plafonnement des promotions que pour les produits alimentaires, permettrait donc de protéger les sites industriels de centaines d’entreprises de toutes tailles en France, sans impact sur le pouvoir d’achat des consommateurs.

Les fédérations représentant les fabricants de produits non-alimentaires ont mandaté le cabinet d’études XERFI pour évaluer l’effet sur l’inflation de mesures de plafonnement des promotions pour leurs produits vendus en grandes et moyennes surfaces.

Les simulations réalisées par XERFI démontrent qu’une hausse de +1% du prix moyen de la totalité des produits concernés vendus en promotion contribuerait à hauteur de 0,00239 point à l’inflation générale, soit « un impact pratiquement invisible dans les statistiques » comme le conclut XERFI. Rappelons que l’inflation générale en France en 2022 s’élevait à +5,2% et à +10% pour l’alimentaire.

La faiblesse de cet impact s’explique notamment par la part très faible que représentent les produits concernés dans la consommation totale des ménages (1,97% en 2021).

Pour les fédérations professionnelles FHER, FEBEA et GROUP’HYGIENE : « Cette étude apporte de la raison au débat actuel sur les relations commerciales et la démonstration claire que l’encadrement des promotions ne provoquerait pas d’effet notable sur l’inflation. La surenchère promotionnelle est préjudiciable pour le secteur alimentaire comme pour le non-alimentaire en détruisant de la valeur, des emplois et des sites industriels en France. En conservant des niveaux de promotion très intéressants pour le consommateur (jusqu’à -34%), les sénateurs ont compris qu’il était possible de ne pas opposer pouvoir d’achat et industrie. Nous espérons que les débats en séance le 15 février prochain puis en commission mixte paritaire permettront de confirmer cette position ».

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