Protection solaire

Baromètre solaire FEBEA-Opinionway 2026 : près de 7 Français sur 10 déclarent se protéger à la plage ou à la piscine. Une vigilance installée, mais en recul par rapport à 2024

Alors que le nombre de cancers de la peau a plus que triplé en France entre 1990 et 2023, selon l’INCa, la protection solaire reste un enjeu majeur de santé publique. La FEBEA publie son baromètre 2026, réalisé avec OpinionWay, sur les usages et perceptions des Français face au soleil. Si les bons réflexes semblent largement installés dans les situations les plus exposées (71 % des Français déclarent se protéger à la plage ou à la piscine), cette vigilance recule par rapport à 2024 : 29 % disent ne pas se protéger dans ces situations, contre 17 % il y a deux ans. Un signal d’alerte qui rappelle l’importance de poursuivre la sensibilisation, notamment auprès des jeunes, et de répondre aux idées reçues qui subsistent sur l’exposition solaire et les produits de protection.

Protection solaire : des habitudes bien installées mais une vigilance à renforcer

Les bons réflexes de protection solaire sont largement suivis par les Français, notamment dans les situations les plus exposées comme la plage ou la piscine : 7 Français sur 10 déclarent appliquer une protection solaire à cette occasion. Un réflexe bien ancré, mais en recul de 12 points par rapport à 2024.

La régularité d’application reste également un enjeu central. En cas d’exposition au soleil, seuls 1 Français sur 4 déclarent renouveler l’application toutes les 2 heures, conformément aux recommandations des autorités sanitaires.

Chez les parents, les gestes de protection demeurent bien installés : 84 % déclarent appliquer un produit solaire sur leur enfant. Mais là aussi, la vigilance semble s’éroder, avec un recul de 9 points par rapport à 2024. L’enjeu porte notamment sur la fréquence d’application : seuls 42 % des parents renouvellent l’application toutes les 2 heures, un chiffre en baisse de 17 points.

Moins de 25 ans : une vigilance à renforcer : un point de vigilance particulier apparaît chez les jeunes, qui semblent davantage relativiser les risques liés à l’exposition solaire. Près d’1 jeune de moins de 25 ans sur 2 estime pouvoir se passer de crème solaire sans réel risque, contre 35 % de l’ensemble des Français. Ils sont également 4 sur 10 à déclarer ne pas appliquer de protection solaire à la plage ou à la piscine.

Pourquoi les Français se protègent moins ?

Parmi les principaux freins à l’usage d’une protection solaire, les Français citent d’abord des contraintes très concrètes :

  • La nécessité d’en remettre régulièrement au cours de la journée, citée par 54 % des Français
  • Le prix des crèmes solaires, cité par 53 % des Français, et par 58 % des parents.

Les interrogations autour des produits solaires restent également présentes, mais reculent par rapport au baromètre 2024, signe que les efforts d’information, de transparence et d’innovation engagés par le secteur commencent à porter leurs fruits :

  • 52 % des Français citent l’impact sur la santé de certains ingrédients comme un frein à l’utilisation des crèmes solaires, contre 59 % en 2024 ;
  • 50 % citent leur impact environnemental perçu, contre 54 % en 2024

Populations à risque, bonnes pratiques, impacts du soleil sur la santé…
Les réponses du Dr Marina Alexandre-Audaire, dermatologue
(Hôpital Avicenne de Bobigny)

Impact environnemental des produits solaires : des progrès reconnus par les consommateurs

Si encore 1 Français sur 2 cite l’impact environnemental perçu des crèmes solaires sur les mers et les océans comme un frein à leur utilisation, cette préoccupation est en baisse par rapport au précédent baromètre. Les efforts engagés par les fabricants sont d’ailleurs reconnus : 79 % des consommateurs estiment que les crèmes solaires ont progressé sur le plan environnemental, soit une augmentation de 5 points par rapport à 2024.
L’enjeu est désormais de rendre ces avancées plus claires et plus facilement identifiables pour les consommateurs, pour aider chacun à faire des choix éclairés. 85 % des consommateurs déclarent ne pas savoir identifier clairement les produits respectueux de l’environnement, et 39 % souhaitent mieux comprendre les bénéfices associés à certains labels.
Mieux informer sur l’impact environnemental des produits solaires apparaît donc essentiel, alors que près d’1 Français sur 3 dit avoir déjà renoncé à se protéger pour cette raison, un chiffre qui atteint 50 % chez les moins de 25 ans.

 

Le point sur les idées reçues : démêler le vrai du faux sur la protection solaire avec Erwan Poivet, conseiller scientifique, FEBEA

Face aux UV, le vrai danger, c’est de ne pas se protéger.

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