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VOS QUESTIONS SUR LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinienet induisant des effets néfastes sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou (sous-) populations.Définition de l’OMS, reprise par la Commission européenne

Pour être déclaré comme perturbateur endocrinien avéré, il faut donc que le mode d’action de la substance ou du mélange ait un lien de causalité avec l’effet néfaste qu’il aura sur l’Homme ou sur la faune. Attention cependant à ne pas confondre corrélation et causalité. Par exemple il existe un coefficient de corrélation de 83,8% entre les ventes d’armes françaises (en milliards d’euros) et la surface forestière sur le territoire croate (en km2), cependant il n’y a aucune causalité entre ces 2 exemples.

Combien de perturbateurs endocriniens ont été identifiés par des autorités européennes ?

L'Agence européenne des produits chimiques - l'ECHA - a identifié 16 substances extrêmement préoccupantes ayant des propriétés de perturbation endocrinienne pour l'environnement et/ou la santé humaine (https://echa.europa.eu/fr/candidate-list-table). Tous sont interdits dans les produits cosmétiques.

Est-il possible qu’un perturbateur endocrinien suspecté s’avère ne pas l’être in fine ?

Oui s’il est suspecté il n’est donc pas avéré perturbateur endocrinien. Il y a des substances qui sont mises en cause et qui sont par la suite blanchies. On peut prendre comme exemple les parabènes. Il est, actuellement reconnu que le méthyl-parabène et l'éthyl-parabène ne sont pas des perturbateurs endocriniens.

Il n’y a pas de perturbateurs endocriniens (PE) dans les cosmétiques, or les médias en citent souvent dans le secteur. Quelle est la différence entre un PE avéré et les ingrédients suspectés de l'être ?

Il y a des substances ayant été suspectées d’être perturbateurs endocriniens simplement car elles ont une affinité pour un récepteur hormonal. Cela ne veut pas dire que ce sont des perturbateurs endocriniens. En dehors de la liste de l’ECHA, il n’y a aucune liste valable de substances avérées perturbatrices endocriniennes. Cependant, d’autres listes sont prises en compte par certains médias c’est pour ça qu’il y a une confusion.

Il est aussi à noter que certaines études reprises par les médias sont des études américaines, or la réglementation européenne diffère de celle des Etats-Unis. Pour exemple il y a 8 substances interdites aux Etats-Unis contre 1383 ingrédients et familles d’ingrédients interdits en Europe par le Règlement Cosmétique, ce dernier étant le plus strict au monde.

Par ailleurs, un grand nombre des études scientifiques publiées dans des journaux à comité de lecture (les plus stricts dans la sélection des publications) ne sont pas reproduites dans d’autres laboratoires de recherche (https://www.lci.fr/sante/la-plupart-des-etudes-sont-fausses-un-chercheur...).

Que fait le secteur cosmétique pour garantir des produits sûrs ?

Les consommateurs peuvent être totalement rassurés : les entreprises cosmétiques et les autorités de contrôle indépendantes réexaminent en permanence les substances utilisées pour garantir la qualité et la sécurité des produits.

En ce qui concerne les bébés et les enfants, nous tenons à rappeler que la sécurité des produits cosmétiques qui leur sont destinés fait l’objet de règles d’évaluation spécifiques, encore plus drastiques, avant leur mise sur le marché. Par exemple l’évaluation sanitaire des produits de siège pour les bébés prend en compte le fait qu’ils restent appliqués en milieu fermé par la couche de l’enfant.

La santé des consommateurs est prioritaire pour le secteur cosmétique. C’est pourquoi il soutient la démarche des autorités et s’engage résolument à poursuivre ses efforts pour des produits toujours plus sûrs :

  • L’innovation continue du secteur permet de reformuler en permanence les produits et d’adapter les doses au plus juste
  • Nous sommes un des seuls secteurs à soutenir depuis 5 ans le projet de plateforme publique-privée PEPPER, lancée par le gouvernement dans le cadre de la SNPE1, qui vise à accélérer la recherche dans ce domaine en pré-validant des méthodes de détection des perturbateurs endocriniens.
  • Conscients de la complexité des sujets et du besoin d’information des consommateurs, nous avons lancé le 1er juillet dernier une base de données ouverte à tous, qui recense les 25 000 ingrédients utilisés en cosmétique et présente de manière pédagogique les informations utiles, scientifiquement vérifiées sur chacun, pour permettre au consommateur de faire son choix en toute connaissance de cause.

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PERTURBATEURS ENDOCRINIENS : 3 QUESTIONS À FRANÇOISE AUDEBERT, EXPERT TOXICOLOGUE, FEBEA

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